La petite chèvre qui rêvait de prix littéraires de Béatrice Hammer

J’ai lu ce livre avec une admiration sans borne pour cette démonstration de puissance d’une autrice au sommet de son art, dont l’intrigue agit comme un préliminaire qui monte graduellement vers un final jouissif. C’est en tout point « le roman qu’il fallait oser publier », comme le dit le bandeau en couverture !

Dans ma chronique que l’appli 20 minutes a publiée, j’explique pourquoi j’ai trouvé ce livre infiniment brillant, joueur avec les frontières entre la fiction et la réalité, fascinant pour toute personne qui s’intéresse de près ou de loin au monde de l’édition, drôle, et sexuel.⠀

Sexuel ? Non pas qu’il se complaise dans la description de scènes osées ! Mais le sexe est omniprésent : les écrivain·e·s sont comme vous et moi, et le sexe est le sujet de leurs livres comme de leurs vies ; et ce, que le terme « flaccide » ait eu une raison de croiser leur route, ou que « [leur] pénis [soit] sans doute ce qu’il[s] contrôle[nt] le mieux ». En fait, je devrais plutôt dire : l’énergie libidinale est toujours le moteur de l’écriture, et elle contrôle tout – et ce ne sont certainement ni Freud, ni la chute du livre, qui me contrediront !⠀

Béatrice Hammer… j’ai découvert ses romans l’an dernier et je n’en reviens encore pas : entre romans psychologiques et satires, à chaque fois, elle se renouvelle, et à chaque fois, j’adore. Cette fois, avec un roman qui réunit les deux, je l’affirme sans hésiter : elle signe son meilleur livre. À la clé, pour nous, une intense jubilation de lecture.⠀

Foncez. Si je n’avais qu’un mot à dire, c’est celui que je retiendrais !⠀

Parution : 1er mars 2022 – Les éditions d’Avallon – Pages : 194 – Genre : satire, humour

Elle a vingt-cinq ans et tout pour être heureuse : après des études brillantes, elle a intégré la direction marketing d’un grand groupe international, et vient d’emménager dans le studio de ses rêves. Pour que son bonheur soit parfait, il lui reste deux choses à accomplir : trouver l’amour et se mettre à écrire.
Il a 50 ans, c’est un écrivain confirmé. Pour son nouvel opus, mi-tendre, mi-ironique, il souhaite rester anonyme.
Et si l’une était le personnage inventé par l’autre ?



Catégories :Les avis de Marceline Bodier

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :