
En dĂ©butant « le Sang des Belasko », y a comme un sentiment confus, lancinant, qui sâest peu Ă peu immiscĂ© en moi⊠Belasko, ça me parlait⊠Jây reviens plus tardâŠ
AprĂšs avoir eu le plaisir de dĂ©couvrir la plume de lâauteure avec « lâart du meurtre », livre dans lequel son intrigue se construisait au rythme de meurtres artistiquement mis en valeur, jâattendais avec impatience la sortie de son second opus, afin de voir ce quâelle pouvait proposer dâautresâŠ
Avec « le sang des Belasko », je pensais quâelle resterait dans le mĂȘme registre et je dois dire que jâai Ă©tĂ© bluffĂ©e ! Alors, oui, il y a toujours lâart en toile de fond, on sent quâelle aime ça, mais ici, câest par de toutes petites touches, qui pourraient passer inaperçues, quâil se devine, sauf que cette fois, on se retrouve dans le monde vinicole, qui sans ĂȘtre le sujet principal, construit une toile autour de cette famille bien trop riche, qui semble parfaiteâŠ
Mais tout vole en Ă©clats Ă la mort du patriarche. Un huis-clos savamment dosĂ©, puisque les souvenirs viennent donner une bouffĂ©e de respiration entre chaque parole haineuse et chaque cri de rage et de dĂ©sespoir. Fort heureusement, dâailleurs, car les personnages Ă©touffent, sâĂ©touffent et au grĂ© des pages, le lecteur manque certaines respirations.
Sans jamais tomber dans la facilitĂ©, ou manquer dâoriginalitĂ©, Chrystel Duchamp, nous balade dans son intrigue au fil des rĂ©vĂ©lations.
Au Ÿ du livre, une touche de paranoĂŻa sâinstalle, et vient ferrer un des personnages et lĂ , on se dit quâen fin de compte, il est schizophrĂšne⊠Ce qui, vu lâĂ©tat dâesprit familial aurait Ă©tĂ© complĂštement cohĂ©rent. Oui, mais voilà ⊠Lâauteure ne dĂ©couvre pas tout son jeu, elle en garde sous la main, histoire de bien, nous rendre dingue.
Au dĂ©but du livre, une tonalitĂ© extravagante se devine, avec une maison tĂ©moin de la chute des Belasko et puis plouf, plus rien⊠Bon, sincĂšrement, je me suis dit que câĂ©tait pas mal trouvĂ© cette idĂ©e et je trouvais dommage de la perdre en route⊠Pourtant⊠Dâun trĂšs bon thriller-psychologique aux personnages aussi tordus les uns que les autres, on bascule dans un thriller-horrifique !
Beaucoup, ne percevront pas cette touche horrifique, et je le comprends tout Ă fait, mais pour la fĂ©rue du genre, que je suis, je lâai dĂ©celĂ© dĂšs les prĂ©misses de lâintrigue.
Je pense quâil ne faut pas lire « le sang des Belasko » de maniĂšre linĂ©aire, bien au contraire, il faut dĂ©cortiquer et dĂ©celer ce que lâauteure y glisse comme fantastique. Il y a un nombre impressionnant de rĂ©fĂ©rences au genre et un bien bel hommage Ă lâun des maĂźtres de la littĂ©rature horrifique.
Et lĂ , je vais vous parler de ce qui mâa titillĂ© dĂšs le titre, dont je vous parlais en introduction de cet article. Belasko ? Le sang des Belasko ? Kesako ? « La maison des damnĂ©s » de Richard Matheson, ça vous parle ? Non ? Pourtant, il faudrait le lire, pour comprendre ce quâa voulu nous dire Chrystel Duchamp ! Câest Ă la fois, un livre complĂštement indĂ©pendant avec sa propre intrigue, mais câest aussi, un bel hommage et une sorte de suite-finale de lâintrigue laissĂ©e en suspens par Richard Matheson.
Pour mĂ©moire, « la maison des damnĂ©s », câest la maison hantĂ©e par excellence. Le Dr Barrett et une Ă©quipe de spirites se voient confier une sacrĂ©e mission, par un milliardaire, qui semble un peu loufoque⊠Mais le parapsychologue s’empresse d’accepter, pour prouver ses thĂ©ories scientifiques sur l’existence d’une vie aprĂšs la mort. La rĂ©putation de la maison nâest plus Ă faire, elle est hantĂ©e, : rĂ©sonnant des crimes et des orgies qu’elle a accueillis par le passĂ©, la maison Belasco semble les attendre. PrĂȘte Ă possĂ©der les audacieux qui oseront pĂ©nĂ©trer en son sein…
Et lĂ , je dis merci Chrystel Duchamp ! Merci pour ce parfait dosage, merci pour le final Ă la hauteur du genre horrifique.
Lâauteure a plus dâune flĂšche Ă son arc et balade son lecteur du dĂ©but Ă la fin, pour en fin de compte construire une intrigue comme les petites poupĂ©es russes, oĂč tout sâimbrique parfaitement. Jâai franchement Ă©tĂ© bluffĂ©e, car au-delĂ dâun bon thriller Ă huis-clos, câest un excellent thriller horrifique qui a toute sa place dans cet univers littĂ©raire.
Bienvenue chez les Belasko, oĂč le sang coule Ă flots, mais oĂč lâon se pose beaucoup de questionsâŠ
AprĂšs la mort de leur pĂšre, cinq frĂšres et sĆurs se rĂ©unissent dans la maison de leur enfance. Les portes se referment sur eux. Avec une terrible rĂ©vĂ©lation… Cinq frĂšres et sĆurs sont rĂ©unis dans la maison de famille, la Casa Belasko, une vaste bĂątisse isolĂ©e au cĆur d’un domaine viticole de Provence. Leur pĂšre, un vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissĂ© qu’une lettre Ă ses enfants, et ce qu’il leur rĂ©vĂšle les sidĂšre : leur mĂšre ne se serait pas suicidĂ©e â comme l’avaient affirmĂ© les mĂ©decins six mois plus tĂŽt. Elle aurait Ă©tĂ© assassinĂ©e… Au cours de la nuit, non-dits, jalousies et frustrations accumulĂ©s au fil des annĂ©es vont se dĂ©verser. Mais le pire reste Ă venir. D’autant que la maison, coupĂ©e du monde extĂ©rieur, semble douĂ©e de sa propre volontĂ©…
Parution : 14 janvier 2021 â Ăditeur : L’Archipel â Pages : 240 â Genre : thriller-psychologique, thriller, thriller-horrifique, littĂ©rature horrifique, famille, meurtres

NĂ©e en 1985, Chrystel Duchamp se passionne trĂšs tĂŽt pour la littĂ©rature de genre, notamment le fantastique et la sĂ©rie noire. Elle et son conjoint, Eric Barge, montent la maison dâĂ©dition Le Miroir aux Nouvelles, oĂč ils publient plusieurs romans illustrĂ©s de Chrystel : La BoĂźte aux objets perdus (2013), 47°9âS â 126°43âW (2014), La VallĂ©e dĂ©rangeante (2015). Son dernier roman, Ă lâombre des sureaux, a paru en 2018. Elle habite prĂšs de Saint-Etienne.
Catégories :Challenge de l'imaginaire, Challenge Polars et Thrillers, De l'Archipel, Fantastique/Science-fiction/Uchronie/Dystopie..., Horreur/Epouvante, Thrillers/Polars









TrÚs intéressant
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En effet đ
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Je n’ai pas du tout relevĂ© l’hommage (vu que je ne connais pas ce titre) mais j’ai adorĂ© ce livre !
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Je pense que c’est parce que j’ai lu la maison des damnĂ©s de Richard Matheson, si non je ne l’aurais pas vu non plus đ C’est vraiment une belle surprise ce bouquin! et l’auteure est trĂšs sympathique đ
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Ouiiii ! Ăa donne tellement envie de reprendre les salons.. đą
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Je comprends đ
AprĂšs je ne suis pas adepte des salons, mais ils sont trĂšs importants
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Non, ne dis rien, je ne l’ai pas encore lu mais ça va viendre, j’en ai trop envie (mais ils sont 36 Ă me faire envie en mĂȘme temps !!).
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Ah mais je te comprends tellement ! La rentrĂ©e 2021 est franchement excellente đ
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Une de mes lectures de mars đ€©đ€©
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HĂąte de lire ton avis đ
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Cette nuit j ai avalé nos corps étrangers que tu as aussi lu il me semble.
Oui oui je te donnerai mon avis đ€©
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Oui j’ai vu ta story đ
Ce livre ma Ă©normĂ©ment marquĂ© ! Je te conseille le mal-Ă©pris, aussi đ
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Oui j ai notĂ© le mal epris mais on va attendre un peu… je ne peux pas enchaĂźner des livres aussi marquants, comme tu dis đ
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J’avoue qu’en ce dĂ©but d’annĂ©e, j’ai enchainĂ© les lectures qui marquent et qui malmĂšnent… Donc je te comprends tout Ă fait đ
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đđ j essaie de me prĂ©server un peu đ
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đ
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