Pas de répit pour ma PAL ! #5

Quand je dis que je ne suis pas certaine de faire ce type d’article régulièrement, c’est une manière de me convaincre que je vais le faire régulièrement… Vous arrivez à suivre mon résonnement ? Tant mieux, car moi non…

Bref, j’ai toujours autant envie de de partager avec vous, ce que j’achète, ce que je reçois, c’est aussi une manière de me discipliner, mais c’est loin d’être gagné…

Souvent, c’est vrai, je ne lirais le fameux livre que quelques mois après, voir pour certains quelques années… Je suis complètement barge, mais je ne suis certainement pas la seule et j’ai arrêté de vouloir me soigner.

Les réceptions :

L’ancien patron du RAID nous plonge au coeur de la lutte antiterroriste avec ce premier roman nourri de faits réels. Gaby a enchaîné les missions délicates et les succès à la tête de l’unité antiterroriste. Élu député, puis nommé conseiller spécial auprès du ministre de l’Intérieur, il poursuit son combat contre le fondamentalisme par des moyens politiques.
Mais, dans l’ombre, un danger le guette : il a pour nom Wahid. Il veut venger ses  » Frères  » tombés sous les balles de Gaby et de ses hommes. Il tisse patiemment sa toile, y mettant toute son énergie, sa détermination et sa ruse.
Leur face-à-face fera trembler les plus hauts sommets de l’État…

Lorsque vous ouvrez les yeux, vous ne savez plus qui vous êtes ni d’où vous venez. Vous savez que le monde a changé, qu’une catastrophe a détruit tout ce qui existait, et que vous êtes paralysé à partir de la taille. Un individu prétendant être votre ami vous dit que vos services sont requis. Vous voici donc transporté à travers un paysage de ruines, sur le dos de deux hommes en combinaison de protection, vers quelque chose que vous ne comprenez pas et qui pourrait bien finir par vous tuer. Bienvenue dans la vie de Josef Horkaï.

Nantes. Janvier 1976. Un braquage particulièrement sanglant met la ville en émoi, les gangsters ont assassiné deux convoyeurs de fond à l’arme lourde. Greg Brandt, jeune inspecteur affecté à la Sûreté urbaine, s’intègre au groupe chargé de retrouver les malfaiteurs. Caïds du Milieu, apprentis dealers, anciens de l’OAS, ex du SAC, buveurs invétérés, entraineuses en mini-jupes et cuissardes, blousons noirs, bourgeois amateurs de bonne chair, dockers, syndicalistes endurcis et policiers parfois borderline, sont les héros de cette formidable virée dans les années 70 : Personne ne pense à l’Euro, on fume et on boit en parfaite insouciance, on roule en 4L, en R16 ou en 304 sans ceinture de sécurité, on rentre chez soi le soir sans crainte, la brigade des stups’ n’existe pas encore et Valéry Giscard d’Estaing est président de la République. Nostalgie, quand tu nous tiens !

Ce livre raconte l’histoire d’une des plus grandes figures du milieu marseillais des années 1960 à 1984. Il est le fidèle miroir d’une époque où le grand banditisme était puissamment structuré sous les ordres d’un chef, d’un « parrain ». Ce « parrain » c’était Gaétan Zampa, dit Tany, dit « Le Grand ».De ses débuts dans le quartier de la Cayolle dans les années cinquante à sa fin mystérieuse dans sa cellule des Baumettes en 1984, voici le récit de l’ascension au firmament et de la chute de Zampa, dans une ville où la pègre fait partie du décor. Liens troubles avec le pouvoir politique, mainmise sur les cabarets, bordels, casinos clandestins, règlements de comptes, bras de fer avec les Guerini ou Francis « Le Belge », épisodes sanglants, croisade du Juge Michel contre le caïd… Cette biographie retrace le destin hors-norme du dernier grand parrain de Marseille.

Vous connaissez Jack l’Éventreur, découvrez le Dr Cream : l’histoire effrayante du médecin canadien le plus meurtrier de l’ère victorienne. Né à Glasgow en 1850, élevé dans la ville de Québec et ayant étudié à l’Université McGill, le Dr Thomas Neill Cream est suspecté d’avoir tué deux femmes, à Québec et en Ontario, et jusqu’à quatre personnes à Chicago, avant d’arriver à Londres en 1891. Il commence alors à utiliser des pilules contenant de la strychnine pour tuer des prostituées et devient l’un des tueurs les plus prolifiques de l’histoire. À la manière de Jack l’Éventreur, ce médecin assassin cible essentiellement des femmes vulnérables et désespérées, très pauvres ou prostituées, qui lui demandent une assistance médicale.

Najat s’est toujours promis de quitter Oujda mais rien ne se passe comme prévu. Le portrait déchirant d’une femme marocaine dont la vie est faite de compromis plutôt que de choix. Un premier roman courageux, tout en nuances.Najat se l’est promis, elle ne deviendra ni instit ni mère au foyer. Elle quittera Oujda, cette ville marocaine coincée à la frontière algérienne, et réalisera son rêve : atteindre le kharij, l’Europe. Le sésame doit venir d’un homme : un cousin lointain qui a émigré et qu’elle pourrait épouser avec l’accord du père. Mais chaque fois que Najat approche du but, quelque chose se grippe dans la mécanique. Quelque chose qui vient des hommes, de l’administration, du mauvais œil… Qu’est-ce qu’une vie passée à attendre ?

Les achats :

En lisant « Nuages Baroques » de Antonio Paolacci  et Paola Ronco, un livre revannait souvent dans les dialogues, j’ai donc eu envie de le lire à mon tour.

Dans un petit bourg helvétique, un policier modèle est retrouvé assassiné. Baerlach, un vieux commissaire malade, amateur de cigares, de vodka et de bonne chère, enquête sur cette mort, tout en luttant contre la sienne qui s’annonce prochaine. Son supérieur cherche à ménager la susceptibilité des notables locaux, tandis que son adjoint, petit flic un rien minable mais dévoré d’ambition, tente de jouer ses propres cartes. Dans l’ombre, le meurtrier, genre Méphistophélès, disserte sur le bien et le mal, qu’il tient pour étant de possibilités égales… Comme dans La Panne, Le Juge et son bourreau se déploie sur fond d’intrigue policière. Mort et maladie forment un diptyque tragique où se reflète la dérisoire pantomime de la comédie humaine.

Des fois il ne faut pas plus qu’un titre et une quatrième de couverture pour se laisser convaincre et franchement le mot « mort » dans le titre a fait toute la différence…

Janina Doucheyko vit seule dans un petit hameau au coeur des Sudètes. Ingénieure à la retraite, elle se passionne pour la nature, l’astrologie et l’oeuvre du poète et peintre William Blake. Un matin, elle retrouve un voisin mort dans sa cuisine, étouffé par un petit os. C’est le début d’une série de crimes mystérieux sur les lieux desquels on retrouve des traces animales. La police mène l’enquête. Les victimes avaient toutes pour point commun une passion dévorante pour la chasse…

Je ne connaissais pas l’auteur et au gré de mes visites sur les blogs, que j’ai découvert ce titre.

« Il n’y a pas de Roméo sous ma fenêtre. Je ne suis pas Juliette.Sous ma fenêtre, il y a des milliers de personnes descendues dans la rue pour protester. Aujourd’hui, c’est aussi hier. Depuis des semaines la même chanson. De nouvelles journées, de nouvelles tueries. La troisième immolation du mois. Au prix où est l’essence, se suicider n’est pas donné. Cette fois, un journaliste. L’autre fois, un marchand de poisson. Avant, un étudiant. Demain, une adolescente violée, abandonnée par sa famille. Tous à l’image de notre société. »

J’aime de temps en temps sortir des sentiers battus, et celui-ci tombe à pic, surtout quand je vois certains commentaires « élitistes » sur la littérature à lire. Bonne ou mauvaise littérature telle est la question. J’espère que ce livre me donnera quelques pistes…

Auprès de la question théorique ou historique traditionnelle  : «  Qu’est-ce que la littérature  ?  », se pose avec plus d’urgence aujourd’hui une question critique et politique  : «  Que peut la littérature  ?  »
Quelle valeur la société et la culture contemporaines attribuent-elles à la littérature  ? Quelle utilité  ? Quel rôle  ? «  Ma confiance en l’avenir de la littérature, déclarait Italo Calvino, repose sur la certitude qu’il y a des choses que seule la littérature peut nous donner.  » Ce credo sera-t-il encore le nôtre  ?
Dans cette leçon inaugurale prononcée le 30 novembre 2006, le titulaire de la chaire «  Littérature française, moderne et contemporaine  : histoire, critique, théorie  » du Collège de France nous donne tous les éléments pour le découvrir.

Les cadeaux :

Je reçois peu de livres en cadeaux, selon certains, j’en ai trop, selon moins, jamais assez. Ce cadeau me touche d’autant plus qu’il m’a été offert par un collègue.

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

Les prêts :

Même si j’ai pas mal de livres à lire, il m’arrive d’en emprunter !

Ils ont miraculeusement survécu au carnage de la Grande Guerre, aux horreurs des tranchées. Albert, un employé modeste qui a tout perdu, et Edouard, un artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », comprennent vite pourtant que leur pays ne veut plus d’eux. Désarmés, condamnés à l’exclusion, mais refusant de céder au découragement et à l’amertume, les deux hommes que le destin a réunis imaginent alors une escroquerie d’une audace inouïe… Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants. Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose avec talent la grande tragédie de cette génération perdue.


Connaissez-vous ces livres ? Pour certains, les parutions sont anciennes, donc je dirais oui… Certains vous tentent ?

On se retrouve quand j’y penserais, car ma PAL ne fait que grimper et je ne suis pas prête de la faire réduire ! En même temps ai-je envie d’avoir moins de livres ?



Catégories :Pas de répit pour ma PAL !

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19 réponses

  1. Ta nouvelle PAL est séduisante. J’ai lu « Leurs enfants après eux » à sa sortie, c’était donc avant l’obtention du prix. J’attendrai ton retour dessus.

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  2. Sur les ossements des morts me tente beaucoup 🙂
    Bonnes lectures !

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  3. Je pense avoir déjà lu une critique ou deux sur le livre d’Olga Tocarkzuk qui m’attire également (ne serait-ce que pour sa couverture et son titre), je ne connaissais pas le Dc Cream, celui-là aussi m’intrigue beaucoup, je serai ravie de lire ton retour à ce sujet. Bonnes lectures !

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  4. Sur les ossements des morts est dans ma WL, il m’intrigue beaucoup.
    Sinon L’affaire du Dr Cream pourrait m’intéresser, je vais attendre ton avis 😉
    Je ne connais pas les autres, mais ils ont l’air intéressants chacun dans leur genre. Bonnes lectures 😉

    Et tu n’es pas barge, on est nombreux à être des acheters-euses compulsifs-ves de bouquins ^^

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  5. Je te souhaite des belles lectures !
    Hâte de continuer à lire tes chroniques.
    Amitiés, Carl

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  6. Je te comprends parfaitement, je raisonne de la sorte aussi, parfois 🙂

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